Le 7° dan de Daniel Pinatel
Daniel Pinatel, nouveau septième dan de Cannes-Judo : Je suis très content d'avoir obtenu le 7° dan avec trois autres que je connais, à savoir Brigitte Deydier (championne de France, d'Europe et du monde) mon professeur Raymond Moreau et enfin Combes que je connais moins bien. Ce sont des gens qui représentent bien le judo, donc, si je fais partie de ces gens là, si on me considère comme ça, ça me fait plaisir. Mais ce qui me fait le plus plaisir, c'est de savoir que mon ancien professeur, Moreau, vient lui aussi d'obtenir le 7° dan. C'est formidable.
Si je suis encore actif dans le judo, c'est parce que j'aime le judo et ceci, grâce à mes profs qui m'ont transmis le bon judo que l'on oublie pas, le plaisir d'abord et surtout. C'est aussi pour les élèves-adultes du lundi qui viennent avec moi faire du judo. Même s'ils ne sont pas tous très adroits, ils veulent savoir, ils ont tellement envie, tellement de passion. Alors, devant cet enthousiasme, je suis obligé de venir, ils me donnent l'envie de continuer ! Ils méritent qu'on s'intéresse à eux. Ils le méritent tellement... Le soir quand ils sont là, ils sont comme des enfants . Ils ont envie de s'amuser, de se détendre, de jouer avec leur corps...
Tous les gens qui m'ont téléphoné m'ont dit que je le méritais, alors je les crois. Même Fabien Canu...
Patrick Demenech, cinquième dan, directeur technique à Cannes-Judo, ancien élève de Daniel Pinatel : Ça me fait extrêmement plaisir que Daniel soit maintenant 7° dan, même si je n'en suis pas étonné parce que, pour moi, cela fait longtemps qu'il aurait déjà dû l'obtenir.
Robert Tendil, sixième dan, président de Cannes-Judo : Daniel a été un très grand technicien dans la région lyonnaise ainsi qu'en France et il est reconnu comme tel : un grand technicien du judo. Il a eu un podium au championnat de France (derrière Jean-Paul Coche et). Depuis plus de quarante-sept ans, il fait du judo et ses profs étaient Maîtres Raymond Moreau et Georges Baudot. Il a également été entraîneur de l'équipe nationale de Suède. Il mérite son septième dan.
Michel Saltzmann, quatrième dan, président de la ligue PACA : couronnement d'une carrière de haut niveau, il a été et il est toujours un enseignant de première classe et ce critère est très important pour la Fédération, il continue à retransmettre toutes les valeurs et tout son savoir, pas seulement dans le club - on a de la chance de l'avoir ici - mais il transmet aussi au sein de l'école des cadres, c'est à dire la formation des futurs professeurs de judo. Toutes les trois semaines, il va à Aix-en-Provence et il forme, debout et sol, tous ces jeunes judokas qui seront les profs de demain. On a une grande chance de l'avoir à Cannes-Judo et, en plus, avec toutes les qualités qu'il a, il est très modeste. Ce n'est pas quelqu'un qui se met en avant, c'est quelqu'un qui n'est pas là pour la galerie, c'est un passionné du judo. C'est un superchampion. Il faut savoir que dans cette cession, il y a eu seulement quatre judokas nommés septième dan : M. Combes du Midi-Pyrénées, Brigitte Deydier qui a été trois fois championne du monde et qui œuvre toujours pour le judo, Raymond Moreau, un de ses deux professeurs et lui-même. Au cours de la même cession, Jean-Luc Rougé a été nommé huitième dan.
Je voulais rajouter que j'ai eu la chance de commencer le judo avec lui alors que j'avais trente-deux ans et, connaissant Daniel depuis maintenant plus de trente ans, je peux dire que c'est grâce à lui que j'ai continué à faire du judo parce qu'il m'a vraiment donné envie de faire - d'essayer de faire - ce qu'il fait, ce qu'il démontre, ce qu'il enseigne. Je pense que l'essayer c'est l'adopter et c'est un honneur pour moi et pour nous tous de l'avoir eu et de l'avoir toujours comme professeur.
Évelyne Ormand, cinquième dan : Je suis très très contente pour lui parce que c'est un garçon qui mérite ce septième dan. Je ne peux pas dire que c'est un pionnier du judo parce qu'il n'est pas assez âgé mais c'est un garçon qui fait très très bien le judo. A son âge, il est encore très vif de son corps et il montre encore très bien le judo. Il a eu le mérite de former un champion (Patrick Demenech, ndr) et de nombreux professeurs (les frères Demenech, Cardinali, Maccario, etc...). Très bon judoka, il est aussi excellent pédagogue pour les tout jeunes comme pour les anciens. Il a relancé le cours du lundi et à en juger le nombre de participants, il a la pédagogie adaptée à cette tranche d'âge. Du temps où je faisais des compétitions, il était entraîneur de l'équipe et j'étais très fière quand il me prenait comme Uke. C'était un plaisir de chuter pour lui !
Jacky Bonfils, webmaster du site internet : je suis peut être celui qui connaît Daniel depuis le moins longtemps par rapport à de nombreux pratiquants et à nos plus hauts gradés du club, mais j'ai immédiatement compris qu'il était quelqu'un de bien, possédant un charisme hors du commun et une gentillesse qui font de lui un véritable ami. Professionnel à 100 %, compétiteur de haut niveau et super pédagogue, il a formé Patrick Demenech à son image. Une référence pour les anciens, un modèle pour les nouveaux.
Bravo Daniel pour ce mérité septième dan.