Alerte...

Chez tout sportif, une bonne alimentation est la condition sine qua non à la réalisation d'une bonne performance. Dans la plupart des sports, la nutrition ne constitue pas un obstacle majeur à l'organisation et à la viede l'athlète. En revanche, dans les sports à catégorie de poids, se nourrir devient un vrai casse-tête et les erreurs se multiplient. La méconnaissance des règles principales de diététique, la mauvaise organisation et parfois la flegme conduisent certains judokas ou boxeurs à faire des régimes éclairs, à la hâte, avec comme base, la déshydratation [manque d'eau dans le corps, peut entraîner la fragilité des muscles et tendons, tendinites, ruptures, des troubles des reins, des syncopes - signe principal : la soif - remède : boire]

Ces comportements sont dangereux et méritent qu'on en parle. En effet, la multiplication des régimes mal gérés peut conduire à des désordres alimentaires : anorexie [quand on s'arrête de se nourrir volontairement ou suite à une maladie psychologique - signe principal : maigreur extrême - remède : l'alimentation ne suffit pas, il faut corriger aussi la cause], boulimie [le contraire du précédent, quand on mange trop mais la cause est souvent la même - signe principal : tendance à l'obésité - remède : identique au précédent]. C'est pourquoi il faut limiter ce type d'attitude pour ne sombrer dans des situations vicieuses nuisant à la performance et à la santé. Il ne faut pas non plus prendre ce problème à la légère puisque ce type de comportement extrême ont conduit certains à la perte. C'est le cas d'un judoka coréen décédé à 22 ans suite à une longue période d'anorexie. Il faut donc redoubler de vigilance et rester lucide et maître de ses régimes.

Dans le prochain numéro, nous vous présenterons les principales conduites à tenir pour la réalisation d'un régime dans les règles de l'art.

© Cannes-Judo, 1er trimestre 2000