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Le JUDO en France | ||
| 1889 | Jigoro Kano effectue à Marseille la première démonstration de Judo en France. Elle passa inaperçue. | |
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1904 | Ernest Régnier, qui se faisait appeler RE-NIE, ouvre, à Paris une salle où il enseigne un panachage de lutte et de Ju-jutsu, appris à Londres dans une école japonaise. | |
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1905 |
le 26 octobre, sur une terrasse du carrossier Védrien à Courbevoie
a lieu un combat entre RE-NIE (36 ans, 1m65 pour 63 kg) et un certain Georges
Dubois, maître d'armes et de boxe (40 ans, 1m68 pour 75 kg). En moins de
trente secondes, après avoir esquivé une attaque et un étranglement
de son adversaire, RE-NIE parvient à lui placer un Jugi-gatame (clé
au poignet). Dubois abandonne le combat. Cet événement allait donner
la première réelle impulsion au Ju-jutsu. | |
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1908 | l'enseigne de vaisseau Y. le Prieur, élève-interprète, s'inscrit au Kodokan et décide de présenter, comme travail de fin d'études, une traduction d'un livre de Judo. | |
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1909 | Y. le Prieur rencontre Jigoro Kano. | |
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1911 | de retour en France, Y. le Prieur abandonne le Judo mais publie le « Manuel de l'École Kano de Tokyo » | |
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1924 | Hikoishi Aida (5° dan) fait de la propagande pour le Judo. Keikishi Ishiguro (5° dan du Kodokan) enseigne dans plusieurs dojos et se déplace dans toute l'Europe. Son empreinte ne fera pas date. | |
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1933 | de passage en France, Jogoro Kano donne une conférence à l'École Nationale des Arts et Métiers devant des individus triés sur le volet. Moshe Feldenkrais, ingénieur et chercheur, passionné d'arts martiaux, assiste à cette conférence et présente au Maître le « Manuel de Ju-jutsu » qu'il a écrit. | |
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1934 | Jigoro Kano rencontre à nouveau Moshe Feldenkrais, lui remet des films et l'encourage à publier. | |
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1935 | Moshe Feldenkrais, conscient des lacunes dont ses amis et lui-même souffrent, fait venir de Grande-Bretagne le Maître Mikinosuke Kawaishi (4° dan) pour y enseigner le Judo au sein d'une section d'un club de gymnastique et de culture physique réservé à des élèves de confession juive. Kawaishi prend rapidement le contrôle du club tout en créant le sien (Club Franco-Japonais) dans la même salle. Personnalité dynamique, fin psychologue et judoka efficace, Kawaishi exercera sur le Judo français une autorité incontestée bien que ne convenant pas à tout le monde (en raison de ses méthodes jugées trop dictatoriales). Kawaishi impose sa méthode, codifiée suivant un esprit jugé plus conforme à l'occident. Il crée les ceintures de couleur correspondant aux grades intermédiaires entre le Rokkyu (ceinture blanche) et l'Ikkyu (ceinture marron), ce qui n'existait pas dans le Judo japonais. Ce succès fut incontestable. | ![]() Mikinosuke Kawaishi |
| 1936 | Le Ju-jutsu Club de France est créé le 20 septembre. Jigoro Kano est le Président d'honneur. Les pionniers ont été des intellectuels, des enseignants, des chercheurs ou encore des journalistes (Feldenkrais, Irène Joliot-Curie, Frédéric Joliot, Biquart, Paul Bonnet-Maury, C. Faroux, premier président actif du club). | |
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1937 | le Club Franco-Japonais et le Ju-jutsu Club de France fusionnent. Mikinosuke Kawaishi devient le directeur technique. | |
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1938 | Jigoro Kano vient une nouvelle fois en France pour enseigner de nouvelles techniques. Jean de Herdt lui sert de partenaire. Ce sera le seul Français dans ce cas. | |
| 1939 | les
deux premières ceintures noires décernées en France sont
attribuées à Moshe Feldenkrais (citoyen britannique) et à
Maurice Cottreau, première ceinture noire française. La deuxième guerre mondiale va freiner le développement du Judo en France sans toutefois le compromettre. Moshe Feldenkrais doit partir. | |
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1941 | le Judo se réorganise et devient une section de la Fédération Française de Lutte, sous la présidence de Paul Bonnet-Maury. | |
| 1943 | à la fin mai (devant 3 000 spectateurs) a lieu le premier championnat de France. La recette est dix fois plus importante que celle réalisée au dernier "National de Lutte" | |
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1944 | Mikinosuke Kawaishi quitte la France pour retrouver son pays : le Japon. | |
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1945 | Avant
la fin de la guerre, des clubs se sont ouverts, d'abord à Paris, puis en
banlieue parisienne et enfin, en province. Jean Beaujean, Michel Gerbaud, Jean de Herdt, Marius Lamotte, André Lehnert, Jean-Joseph London, Charles Malaise, Guy Pelletier, Jean Portier et Marcel Topin fondent l'Association Française des Professeurs de Judo et de Ju-jutsu. | |
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1946 | la Fédération Française de Judo devient indépendante de l'Association Française de Lutte. | |
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1947 | création du Collège National des Ceintures Noires. | |
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1949 | Mikinosuke Kawaishi revient du Japon. | |
| 1951 | Mme Levannier devient la première Française ceinture noire. | |
| 1954 | création de l'Union Fédérale des Amateurs du Judo Kodokan (U.F.F.A.J.K.) qui devient la Fédération Française des Amateurs du Judo Kodokan (F.F.A.J.K.) | |
| 1956 | la Fédération Française de Judo et Ju-jutsu (F.F.J.) fusionne avec la Fédération Française des Amateurs du Judo Kodokan (F.F.A.J.K.) pour former la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (F.F.J.D.A.) | |
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1957 | création de l'Union Fédérale des ceintures Noires de France | |
| 1960 | création de la Fédération Nationale de Judo Sportif (F.N.J.S.) | |
| 1961 | la France organise pour la première fois le championnat du monde de Judo | |
| 1965 | la Fédération nationale de Judo Sportif (F.N.J.S.) devient la Fédération nationale de Judo Traditionnel (F.N.J.T.) | |
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1969 | décès de Mikinosuke Kawaishi | |
| 1971 | la F.F.J.D.A. et le C.N.C.N. font un premier pas pour réunifier le Judo français | |
| 1974 | la réunification du Judo français devient effective | |
| 1975 | à Vienne, en Autriche, Jean-Luc Rougé devient le premier Français champion du monde (-93 kg) | |
| 1980 | à Moscou, Angelo Parisi (+95 kg) et Thierry Rey (-60 kg) deviennent les premiers Français champions olympiques de Judo. Paulette Fouillet (+72 kg) et Jocelyne Triadou (-72 kg) deviennent les premières Françaises championnes du monde de Judo | |
| 1992 | à Barcelone, en Espagne, Catherine Fleury (-61 kg) et Cécile Nowak (-48 kg) deviennent les premières Françaises championnes olympiques de Judo | |
| 1995 | David Douillet devient le premier Français champion du monde TC | |
| 2000 | David
Douillet décroche, après celui de 1996, un second titre olympique
de devient ainsi le judoka le plus titré de l'histoire du Judo mondial. Dissolution du C.N.C.N. | |
| 2001 | Céline Lebrun devient la première Française championne du monde TC | |
2005 | Jean-Luc Rougé succède à Michel Vial à la présidence de la F.F.J.D.A. | |