Itsutsu No Kata

En musique classique, deux œuvres maîtresses n'ont pas été achevées par leurs compositeurs :
- le requiem de Mozart (terminé par Salien)
- la symphonie inachevée de Franz Schubert (qui, elle, reste inachevée).

Dans le Judo, il est un des sept katas traditionnels que l'on pourrait appeler le kata inachevé : l'Itsutsu-No-Kata.

En effet, dans sa recherche philosophique sur l'utilisation de l'énergie, Jigoro Kano Shihan voulait rapprocher l'expression de sa discipline par rapport aux manifestations de la nature.
Jigoro Kano disait de ce kata, qu'il était le cœur du Judo. Ce kata devait comprendre plusieurs mouvements mais la mort saisit Jigoro Kano en 1938 et, quoi qu'il ait laissé de nombreux écrits, les maîtres du Kodokan ne voulurent pas achever cet ouvrage et ne nommèrent même pas les formes existantes.

Ce kata a donc été nommé le kata des cinq formes : Itsutsu-No-Kata (itsutsu signifiant cinq en japonais).

Itsutsu-No-Kata n'est pratiqué que par les hauts gradés au Japon. Le Maître actuel étant Yoshimi OSANA, 9°dan, qui fut, en son temps, finaliste des championnats du Japon toutes catégories, comme quoi, le Judo ne s'arrête pas à la compétition (réflexion pour les jeunes ceintures noires).

Itsutsu-No-Kata représente :

1) la concentration de l'énergie de l'homme
2) le contrôle de l'énergie issue de la terre
3) le contrôle de l'énergie issue des vents, donc de l'air
4) le contrôle de l'énergie issue des marées, donc de l'eau
5) le contrôle de l'énergie issue de la foudre, donc du feu

Marc Martin, 08.01.2004