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article paru dans et reproduit avec l'aimable autorisation du journal |
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Daniel Pinatel : septième dan du bonheur Sa
nomination au grade de septième dan récompense un pédagogue
attaché à la beauté
Votre première réaction à l'annonce de votre nomination ? « J'ai tout de suite pensé à remercier mes deux professeurs MM Baudot et Moreau.Ils m'ont donné envie de continuer dans la voie du judo. Ma reconnaissance s'adresse à tous les judokas croisés sur les tatamis et à mes élèves. Beaucoup d'entre eux sont devenus mes amis. » « J'ai fait connaissance avec moi-même » Que vous a apporté le judo? « J'ai appris le contrôle et
le respect de tout ce qui m'entoure. Je retiens aussi, après 48 ans de
judo, que les progrès ne sont réalisables que grâce à
une compréhension réciproque avec son partenaire. Que représentent les grades ? « Le grade ne constitue pas une valeur d'efficacité absolue. Si c'était le cas, un dixième dan devrait être le plus fort de tous les judokas. Ce n'est pas vrai. Les dans établissent principalement une valeur technique, une connaissance profonde du judo, une certaine efficacité et une valeur morale. » La ceinture devient rouge et blanche à partir du 6° dan. La raison ? « Du 1° au 5° dan, la ceinture est noire. On entre dans la phase de maturité. Le judoka a acquis un bon niveau qu'il peut tester en compétition, dans l'arbitrage ou dans l'enseignement. A partir du 6° dan, la ceinture est rouge et blanc car on estime que le judoka a fait le tour de la question. Il doit apporter sa touche personnelle et enrichir le monde du judo de ses propres recherches. » En 1986, Bemard Midan lui remettait le 6° dan Votre meilleur souvenir ? « Je me rappelle
du passage de ma ceinture jaune. J'ai réussi ce petit examen technique
avec un total de 75 points sur 100 derrière un autre judoka qui a obtenu
80 points. Il est aujourd'hui président du Judo-club de la Loire. Le 6°
dan m'a également marqué. Le champion idéal ? « Le Japonais Inoue est actuellement très fort. C'est difficile cependant pour un judoka, de maîtriser toutes les qualités techniques, physiques et mentales. Le champion idéal posséderait le panache d'Angelo Parisi, la force mentale de Thierry Rey et l'intelligence de combat de David Douillet. » Quand vous remettra-t-on officilellement le 7° dan ? « Le 24 janvier à Paris au cours de la cérémonie des vux organisée à l'institut national du judo à Paris. J'aimerai qu'un grand judoka français me remette ce grade : Jean-Claude Brondani. » Alain GEORGE. Samedi 17 janvier 2004 |